[MILIEU CARCÉRAL MINEUR]

L’AFTAA intervient depuis mi-avril en milieu carcéral mineur au sein de l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineur (EPM) du Rhône. La médiation animale au service de l’action éducative. La médiation animale est un moyen de favoriser la communication, de créer du lien, de gérer les émotions et redonner confiance en soi… En d’autres termes, cette action vise elle aussi, in fine à socialiser et responsabiliser les mineurs concernés.

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L’EPM du Rhône expérimente un projet de médiation animale

Mi-avril, a débuté sur l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu, un cycle de 2 mois de médiation
animale. L’activité a lieu à raison d’une heure par semaine. Elle est menée sur un cycle de deux mois et a vocation à
appuyer l’action éducative déployée auprès des mineurs détenus.

La médiation animale au service de l’action éducative.

La médiation animale est un moyen de favoriser la communication, de créer du lien, de gérer les émotions et
redonner confiance en soi… En d’autres termes, cette action vise elle aussi, in fine à socialiser et responsabiliser les
mineurs concernés.
Elle se réalise avec des animaux de compagnie. L’Association Française de Thérapie Assistée par l’Animal (AFTAA),
partenaire du projet, agit pour que la présence de l’animal, notamment le chien, soit possible dans certains
établissements « fermés » comme l’EPM Du Rhône. Selon elle, cet atelier basé sur un travail d’humanisation et de
resocialisation, a généré des résultats probants sur la population carcérale. Les détenus participants au programme
(prévenus ou condamnés) se sentent revalorisés et responsabilisés. Ils intègrent la nécessité et les bienfaits d’un
travail sur eux-mêmes en vue de préparer leur réinsertion qu’elle soit sociale ou professionnelle.
Dès lors, la présence desdits animaux dans un quotidien « carcéral », où les personnes détenues ne prêtent plus
attention à leur corps et à leurs émotions, semble être d’une grande utilité pour deux raisons majeures : tout
d’abord, les animaux, par leur positionnement non jugeant, permettent à l’individu de se définir autrement que par
leur statut de détenu et conduisent à diminuer le sentiment d’isolement, l’agressivité et l’anxiété ; ensuite,
l’organisation d’activités « ludiques » permet de libérer la parole, de favoriser l’altruisme, de procurer un sentiment
d’utilité, d’instaurer un rapport plus serein entre les participants et de les responsabiliser.

Une intervention pensée sur mesure pour l’EPM du Rhône

Le déroulement de la médiation animale débute par un travail effectué en amont par l’équipe éducative pour cibler
des mineurs intéressés par ce type d’activité. Une fois le groupe constitué, un temps de « présentation au chien » est
organisé afin de vérifier la motivation des mineurs. A l’issue, les noms des mineurs sont proposés en REP puis ou non
validés pour participer à cette activité. En amont de la première séance, un document mentionnant les objectifs pour
chaque jeune est transmis. Pour la mise en place des objectifs, l’UCSA et les psychologues de la PJJ sont associés. Les
objectifs, visant à travailler l’effet désocialisation de l’incarcération, sont les suivants : sortir du repli de son espace
intérieur, prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre (et vice et versa), réapprentissage des règles sociales, le
respect de l’autre, la patience, l’atténuation de l’agressivité, le partage avec l’animal, la valorisation de soi et une
prise d’autonomie.
Une évaluation est menée à la fin de chaque session, effectuée sous forme d’entretiens et de rapport qualitatif.

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